Aujourd’hui, le tremblement de terre du 12 janvier survenu en Haïti, notre pays d’origine, nous impose l’urgence d’agir et d’intensifier la solidarité qui entre en plein dans l’axe 3 du Plan Stratégique d’intervention : une vie communautaire dynamique et solidaire (et dans une moindre mesure, les axes 2 et 4). C’est cette opération que nous avons entreprise le soir même du 12 janvier 2010.
En effet, le noyau de notre cellule de crise s’est mis en branle en créant des liens avec différents acteurs de niveaux provincial, municipal, scolaire et des membres de la société civile afin de pouvoir accompagner et soutenir nos frères et sœurs Haïtiens d’ici et sur le territoire national dans la détresse actuelle.
Le rôle que nous jouons auprès des acteurs est celui d’organisme aviseurs, d’éclaireur par la transmission de nos observations et des commentaires recueillis sur le terrain pour mieux cibler les besoins et proposer des pistes de solution.
Comme la majorité des citoyens et citoyennes d’origine haïtienne vivant au Canada est établie au Québec, surtout dans la grande région métropolitaine, nous avons instauré notre propre dynamique de travail en ayant notre cellule de crise avec des vis-à-vis aux différents paliers gouvernementaux et administratifs.
Le Conseil National des Citoyens et Citoyennes d’Origine Haïtienne tient à féliciter et à remercier au nom de tous les Haïtiens les différents paliers gouvernementaux et administratifs pour la promptitude, la rapidité avec laquelle ils ont réagi et la population québécoise et canadienne pour leur générosité, leur appui et leur solidarité face à la catastrophe qui s’est abattue sur notre pays d’origine, Haïti. Nous sommes fiers d’être des citoyens et des citoyennes du Québec, du Canada. L’effort déployé présentement est remarquable et apprécié. Nous avons accueilli favorablement les décisions prises jusqu’à présent et la coordination des actions.
En Haïti, par contre, c’est le chaos. Il n’y a plus d’infrastructure à Port-au-Prince. La cellule de crise en place au sein du gouvernement d’Haïti est précaire. La logistique est défaillante pour faciliter la coordination de l’aide internationale qui afflue. Les heures sont comptées pour ceux et celles qui sont sous les décombres et aussi pour les survivants, les sans-abri qui souffrent et sont exposés si une épidémie surgit.
À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : tout est dans l’urgence présentement mais il faut dès maintenant penser aux moyen et long termes. Notre pays Haïti ne s’en sortira pas demain matin, ni dans deux, cinq ou dix ans. Notre pays ne s’en sortira pas tout seul non plus. Le soutien des différents paliers gouvernementaux et administratifs devra être à long terme et la contribution de la diaspora haïtienne doit aussi faire partie de la solution. Notre pays ne mourra pas mais il a besoin de l’apport de tous ses enfants quel que soit le territoire sur lequel ils se trouvent. La terre de Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Christophe, Pétion, Boyer … renaîtra et une vie nouvelle prendra forme pour l’ENSEMBLE de ses enfants. Trajedi sa, se yon lokazyon lap tounen pou pèmèt tout Ayisyen viv tankou moun, lan respè, lan diyite.